Le Calvaire
Le Calvaire de Ville-Guay (1) sur la rue Turgeon fut érigé par les paroissiens de la partie Est de la Paroisse de St-Joseph-de-la-Pointe-Lévis. C’était la coutume d’ériger des croix et des calvaires le long des routes et des chemins du Québec.
Avant le Calvaire, une Croix du chemin se dressait sur ce qui était alors le Chemin de la Reine (Queen’s Road) – la route principale reliant Lauzon à Beaumont. Cette route, maintenant la rue Turgeon, a perdu son statut de route principale en 1942 suite à la construction de la route #2/Trans-Canada (actuelle #132). Le nom « Turgeon » fut choisi sans façon pour souligner la présence de familles Turgeon.
Puis, les paroissiens retirèrent la croix et érigèrent un Calvaire qui eut la réputation d’être le plus beau de tous ceux des paroisses environnantes. Il fut béni en 1888.
M. Léon Guay, un cousin de Mgr Guay, et M. Jos Létourneau offrirent chacun une portion de leur terre pour y ériger le Calvaire. Ils en furent les gardiens. Lorsque l’automne arrivait, Léon venait chercher les deux statues pour les ranger dans sa cuisine d’été, pour l’hiver. Le printemps venu, il les remettait à leur place.
Une galerie de grande dimension et faite en pin entourait sa base. Au pied de la croix, se trouvaient un petit banc servant de prie-Dieu ainsi que deux grands bancs pour que les voyageurs à pied s’y arrêtent le temps d’une une prière ou simplement pour s’y reposer.
La sculpture du Christ en croix était de grandeur nature. De part et d’autre, on y voyait une sculpture de la Vierge et de St-Jean.
Le Calvaire a été rénové plusieurs fois : la galerie de bois n’est plus, elle fut remplacée par une galerie de béton. La croix et la sculpture du Christ ont aussi été changées et repeintes à quelques reprises. Les deux statues, le prie-Dieu et les bancs d’origine ont disparus. Le Calvaire est toujours là!
[1] SOURCE : Bulletin de La Société d’Histoire Régionale de Lévis, vol 28, printemps 1988 “Centenaire du calvaire de Ville Guay” F.X. Brulotte, p.2